J’ai parfois honte d’être Montréalaise, comme hier.
Je cite André Pratte (une fois n’est pas coutume!) :
La candidate de Vision Montréal, Cindy Leclerc, a remporté dimanche l’élection complémentaire qui avait lieu dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies. Le district était jusque-là représenté par une conseillère d’Union Montréal, le parti de l’ex-maire Gérald Tremblay.
Le faible taux de participation – 21% – constitue l’aspect le plus étonnant – et le plus décevant – de cette élection. À une époque où les citoyens découvrent jour après jour l’ampleur du système de collusion et de corruption dans l’attribution des contrats de travaux publics, en particulier à Montréal, où certains réclament des élections municipales anticipées, comment expliquer que seulement un électeur sur cinq dans ce secteur de Rivière-des-Prairies s’est rendu aux urnes? N’était-ce pas là une occasion rêvée d’exprimer sa colère?
«Ils sont tous pareils», expliquent certains, parlant des politiciens. Mais alors, cela signifie que bon nombre de citoyens ne croient plus à la démocratie? Dans leur esprit, s’il ne vaut plus la peine de choisir ceux qui nous gouvernent, quelle est la solution de rechange?
D’autres pays fonctionnent dans l’autre sens : si vous ne votez pas, vous perdez certains privilèges ou vous êtes mis à l’amende. Il faudrait que ça s’applique aux élections scolaires, à celles des CLSC et à tous les autres échelons de gouvernement. Éventuellement au fédéral (mais ce n’est pas à l’avantage de Harper que davantage de gens votent!)
On peut très bien faire les deux en même temps.
Certains pays ont déjà en place des mesures semblables, notamment en Scandinavie.











